Chronologie des « Notre Reine »

Comme tout le monde le sait, le traité de paix de la troisième guerre mondiale a été signé en 2154. C'est cette même année que la première « Notre Reine » a été instituée pour un règne « à vie, anonyme et de grand-mère en petite-fille » selon la formule consacrée. Voici donc la chronologie des « Notre Reine »...

Précision :

Bien entendu, les souveraines devant rester « anonymes », elles ne sont désignées que par leur ordre de montée sur le trône. Pour chacune d'elle, l'âge est également indiqué. Nous précisons au passage qu'en ces temps futurs, l'espérance de vie a été fortement allongée et qu'il est courant de vivre centenaire.

 

Dates et repères

 

2154 : Désignation de « Notre Reine », première sur le trône. Elle est âgée de 40 ans. En 2163, c'est elle qui déclare à propos des Marvelus : « Ce peuple mérite enfin un peu de respect et d'intimité ».

2217 : Mort de « Notre Reine » première sur le trône. Elle était âgée de 103 ans. Début du règne de « Notre Reine » deuxième, sa petite-fille. Celle-ci est âgée alors de 41 ans.

2248 : Mort accidentelle de « Notre Reine » deuxième sur le trône. Elle était âgée de 72 ans. Mais à ce moment-là son unique petite-fille ne peut pas lui succéder : elle n'a que 3 ans ! C'est donc sa mère, la fille de « Notre Reine » deuxième, qui va assurer la régence. On l'appelle cependant elle aussi « Notre Reine » et on lui donne même le titre de « Notre Reine, troisième sur le trône ». Par conséquent elle constitue une exception dans la lignée des « grands-mères à petites-filles ».

2264 : « Notre Reine », petite-fille de « Notre Reine » deuxième sur le trône, atteint la majorité : elle a 19 ans. Sa mère-régente abdique en sa faveur et la jeune femme est faite « Notre Reine » quatrième sur le trône. Deux mois après son intronisation, la jeune reine se lance toutefois dans une vaste conquête de l'espace et décide de mener elle-même ses « Exocolonies spatiales », escortée de son Armée personnelle. Elle laisse alors de nouveau le pouvoir à sa mère pendant plus de dix ans, de 2264 à 2275. C'est cette période qu'on a appelée « la Régence de la Conquête ». C'est aussi pendant cette période que certains travaux non autorisés ont été effectués, comme le MIPP construit en 2267. A son retour sur la planète Terre en 2275, la reine reprend son poste. C'est cette quatrième « Notre Reine » qui règne au moment où débute l'histoire du Tome 1.

 

Récapitulatif

 

« Notre Reine », première sur le trône de 2154 à 2217.

« Notre Reine », deuxième sur le trône de 2217 à 2248.

« Notre Reine », régente et troisième sur le trône de 2248 à 2264, puis de nouveau régente pendant l'Exocolonie spatiale de 2264 à 2275.

« Notre Reine », officiellement quatrième sur le trône depuis 2264 mais absente pour raisons de conquête spatiale de 2264 à 2275. Règne de nouveau pleinement sur « notre Grande Bleue » depuis 2275.

 

Rappels de principes

 

Pour les Moijeux qui auraient oublié leur cours de « Culture du passé » et pour les Takolens qui n'auraient pas bien écouté le sage Arraand-Bal, nous vous rappelons ci-dessous quelques principes de base concernant les « Notre Reine ».

 

Principe n° 1 : Les « Notre Reine » sont des symboles de paix et d'harmonie pour les Terriens. Elles doivent donc constituer un repère stable et sont à vie sur le trône, sauf bien sûr en cas de régence.

Principe n° 2 : Pour éviter tout dérapage dans la tenue de ce rôle très important, les « Notre Reine » doivent toujours rester anonymes et ne portent aucun nom ni prénom. Ainsi elles oublient leurs propres ambitions personnelles et peuvent réellement se consacrer à leurs sujets.

Principe n° 3 : La désignation de la première « Notre Reine » a été faite par élection lors du traité de paix de la troisième guerre mondiale. Depuis, et comme prévu dès le départ, aucune élection nouvelle n'a ensuite été organisée. La désignation des « Notre Reine » suivantes se fait donc par les liens du sang, du côté maternel. Compte tenu de la longévité des personnes, il a été prévu que le passage de relais s'établirait obligatoirement avec un saut de génération, c'est-à-dire de grand-mère à petite-fille aînée. Et c'est justement ce qui se pratique avec succès sur « notre Grande Bleue » depuis maintenant plus d'un siècle !