Flore takolenne

Sur le territoire takolen, on trouve non seulement une flore dite « traditionnelle » mais aussi de nombreuses plantes « nouvelles » apparues seulement après Dark Yeard. Nous vous présentons justement ci-après le maoustier, le kouhabobia et les mélinandres...

LE MAOUSTIER est un arbre qui s'est développé dans toutes les forêts de la planète. Pourvu d'un tronc fin et souple, il présente de très grandes feuilles plates en forme de cœur. Chacune mesure environ quarante centimètres de long pour trente centimètres de large. Les fruits du maoustier, les maoustes, s'apparentent à des grappes de raisin marron. Ils se forment dès avril après une courte floraison en mars mais ne sont mûrs pour la cueillette qu'en septembre. Attention ! Ces fruits ne sont comestibles que s'ils sont cuits. Crus, ils provoquent des nausées voire de sérieux troubles digestifs ou même des hallucinations ! On se souvient par exemple du cas du jeune Polyeucte qui, lorsqu'il était petit et malgré les recommandations de sa mère, dévora un kilo de maoustes et se prit ensuite pour un escargot, rampant et bavant par terre ! Mais c'était il y a fort longtemps et Polyeucte n'aime pas trop qu'on lui rappelle cet exploit...

LE KOUHABOBIA est un arbuste d'environ un mètre cinquante de haut. Ne donnant aucun fruit, il est pourtant très apprécié des Takolens. Ses branches courtes et noueuses sont robustes et sont utilisées par exemple pour la fabrication de petits meubles, notamment des tabourets. On cueille aussi ses feuilles par centaines, qu'on déguste comme des confiseries. Les feuilles de kouhabobia ont un délicieux goût anisé et une texture résistante, presque caoutchouteuse. On peut les mâcher très longtemps, pendant une journée entière, sans se lasser et sans que les feuilles perdent de leur saveur. C'est pourquoi une expression takolenne dit « comme on mâche une feuille de kouhabobia », ce qui signifie « sans se presser, en prenant tout son temps ».

LES MELINANDRES se présentent sous la forme d'un « buisson » d'à peine dix ou douze centimètres de haut, très dense et très doux, presque moelleux. A y regarder de plus près, c'est un ensemble de petits trèfles à sept feuilles, plantés très serrés, d'où l'impression de densité souple ressentie lorsqu'on s'assoit dessus, comme sur un coussin. Appelées aussi « le buisson de la sieste » ou encore « le lit des amoureux », les mélinandres dégagent un parfum agréable qui rappelle la lavande, grâce aux fleurs qui le parsèment et qui ressemblent à de minuscules tulipes noires. Bien sûr, une belle Takolenne sait très bien à quoi s'en tenir quand un jeune homme lui offre une fleur de mélinandre ! C'est aussi pour cette raison que certains jeunes gens se parfument à l'essence de mélinandre : ils pensent que cela peut accroître leur pouvoir de séduction. Au fait, si vous êtes intéressés, contactez Iseut la guérisseuse – cabane en haut de la montagne d'Or. C'est elle qui concocte les meilleurs parfums !